• Textes en ligne

     

     

    Textes autour de l'éveil, la non-dualité, la conscience

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    Textes en ligne

      

    L'état naturel

    Libre d'embrasser toute expérience

    L'oeil du coeur

    De l'impersonnel...

    Le créateur et la créature ne sont pas séparés

    Tout est déjà accompli

    Nous n'aimons que l'amour

    L’observation, l’observateur et l’observé    (extrait de La Joie d'être)

    "Regarde ce grâce à quoi tu regardes"

    L'ego est un mécanisme, pas une entité

    Etre comblé sans condition : le véritable secret de la loi d'attraction

    Le piège de la recherche

    L'unique réalité

    L'ultime destination c'est Maintenant (extrait de La Grande Paix du coeur)

    Le voyage de l'immobilité

    Le flocon et l'eau - parabole de la forme et du sans-forme (extrait de La Grande Paix du coeur)

    La vie se vit d'elle-même

    L'Amour (extrait de La Joie d'être)

    Je suis

    Il n'y a rien à faire... ou pas

    S'il n'y a pas d'individus...

    Bénédiction

    Je suis une intention

    L'instant présent

    L'expérience existentielle

    Le même "je" que tout le monde

    L'observation

    Il n’y a pas de monde

    La conscience n’est pas voilée

    "Ce qui est vécu"

    La conscience aime être  (extrait de La joie d'être)

    On ne peut jamais être coupé de soi-même

    Les limites du moi

    Le moi est comme le père Noël

     

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    Dialogues

     

    Toute posture est une imposture

    Il n’y a personne

    Liberté et libre-arbitre

    Je suis fatigué de ma quête

    Les questions doivent-elles être abandonnées et les acquis sont-ils à jeter ? 

    Revenir à Ce qui perçoit 

    Densification, identification et conscience impersonnelle

    La culpabilité

    Percevoir l'ultime

    Souffrance et vision non-duelle

     

     

     

     

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    Difficile de décrire ce qu'est « l'état naturel »...

    C'est un état d'être sans division entre la conscience qui perçoit, et ce qui est perçu. Tout est comme avant sur le plan phénoménal, les perceptions restent les mêmes, il y a toujours des pensées, des émotions, des réactions dans l'organisme en constante interaction avec son environnement. Mais l'environnement et l'organisme ne sont plus vécus comme dissociés. Tout est une même expérience, une même danse, un même instant. Les perceptions s'auto-perçoivent, en quelque sorte. « Auto-watch »! Il n'y a que perception. Le monde de la forme - des phénomènes -, n'est pas distinct du sans-forme, de la Conscience.

    Pour que la Conscience se reconnaisse dans sa nature immuable, universelle et atemporelle, il faut dans un premier temps qu'elle se désidentifie de la forme car cette identification génère l'illusion de la dualité et de la temporalité. Croire n'être que la forme, croire être seulement un corps physique, signifie croire être distinct du tout, et mortel de surcroît. Mais la reconnaissance de notre essence spirituelle ne suffit pas toujours à mettre fin à la dualité. Car il peut y avoir encore un sens de séparation, celui de « Ce qui perçoit » et de « ce qui est perçu ». La Conscience sans forme d'un côté, les objets de perception de l'autre. Un espace-conscience témoin illimité « que je suis » en lequel des objets limités « que je ne suis pas » apparaissent et disparaissent.

    Les phénomènes sont certes en changement constant tandis que le fait d'Etre ne change jamais, mais les phénomènes SONT le fait d'Etre se manifestant en tant que matière, sensations, pensées, émotions... Ainsi, dans l'état naturel, « je suis » EST « ce qui est en train d'être ».

    Je ne suis pas le témoin de l'expérience, je suis l'expérience elle-même. L'expérience impliquant les perceptions que renvoient les sens, les réactions du corps/mental, ainsi que le fait d'en être conscient (le témoin, ou plus justement le « witnessing », terme anglais qui pourrait se traduire par « le fait d'être témoin »).

    Comment décrire ce sentiment si particulier que le fait d'Etre – immuable – et les apparitions – sans cesse changeantes – soient une même chose ? Ce « Je suis ce qui est en train d'être vécu », dans son sens le plus strict et le plus absolu ? Ce sentiment que Ce qui est vécu, ces perceptions qui apparaissent et disparaissent, sont exactement ce qui est supposé être ? Qu'il n'y a rien d'autre à chercher, rien d'autre à vivre ? Qu'elles prennent ainsi un caractère d'absolu malgré leur nature relative ?

     

    C'est un sentiment d'accord parfait avec l'instant tel qu'il est, en lequel il n'y a pas de tension, pas de recherche d'autre chose. Une fois encore ceci incluant que l'organisme corps/mental puisse manifester des désirs, des élans, des projets, des envies, des réactions de refus dans certaines situations. Ces réactions font partie des perceptions qui sont en train d'être vécues et se trouvent mises au même niveau que tout autre phénomène. C'est l'expérience de l'instant, vécue par la vie, et ce n'est pas supposé être autrement. Les énergies qui habitent et traversent le corps SONT « ce que je suis en train d'être » (Le « je » pointant ici vers l'expérience d'être) - ou « ce qui est en train d'être vécu ».

     

    Ainsi le personnage, le corps, son histoire, sa vie, ses amours et ses emmerdes comme dirait la chanson, sont le divin - la Conscience universelle atemporelle - s'auto-expérimentant sous une forme unique et temporaire. Mais dans l'état naturel il n'y a même pas cette notion de temporaire car il n'y a que l'instant. Et chaque instant tel qu'il est vécu est absolument réel, il est la forme que prend la réalité ! Ainsi la suprême réalité ne se définit plus comme le sans-forme au-delà des perceptions mais comme la reconnaissance que le sans-forme et la forme n'ont jamais été distincts.

    Il n'est rien à rejeter, rien à dissoudre, rien à lâcher . Rien non plus à accueillir, ni rien avec quoi s'unifier. La perception est déjà accueil, la conscience est déjà unité. Et rien à atteindre ni à chercher non plus, car « je suis ce que je cherche ». Non pas seulement en tant que pure Présence/Conscience, mais aussi en tant que forme, en tant que l'une des innombrables modalités de la vie.

    Le terme « état naturel » évoque l'état que l'on connaît enfant, quand le sens d'un moi n'est pas encore vraiment identifié à une personne et que nous sommes en prise directe avec l'expérience vécue, sans le filtre mental qui évalue, juge, compare et projette. Dans la petite enfance, chaque instant est vécu avec une grande intensité, chaque moment possède un caractère d'absolu. Si l'enfant jouit d'un environnement sain et respectueux, il goûte une profonde et simple joie d'être, qui n'est pas ternie par les petits tracas et inconforts de la vie quotidienne. Il est entier, il vit pleinement ses émotions, ses ressentis et ses perceptions, dans un émerveillement constant. Il n'y pas de séparation entre lui et son expérience.

    L'état naturel c'est comme atterrir dans la vie, se sentir totalement vivant, incarné. L'esprit est en paix, le cœur est ouvert, vibrant et aimant. L'expérience vécue est ce qu'il y a à vivre, tout naturellement, comme portée par cette évidence : « comment pourrait-il en être autrement ?! »

     





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