• Le moi est comme le père Noël

    Le moi est comme le père Noël

     

    Le moi est comme le père Noël.
    Il existe, mais il n’est pas réel.
    Le père Noël existe dans notre imaginaire, notre culture, notre mythologie. C’est une légende qui fait rêver les enfants, c’est un produit de consommation, c’est un symbole. Il fait partie de nos vies, pourtant il n’y a nulle part un homme nommé Père Noël qui pense, ressent, agit, fabrique et distribue des cadeaux…
    Le moi c’est exactement pareil. Le moi, c’est le cerveau qui imagine qu’il est quelqu’un, qu’il pense, ressent, agit, fait des choix, travaille, cherche le bonheur, l’amour, le succès… C’est une histoire inventée par le cerveau.


    Qu’est-ce que s’éveiller ? Qui s’éveille ? Ce n’est pas le moi. Ce n’est pas le personnage du rêve qui réalise qu’il est un personnage. Ce serait aussi absurde que de supposer que le père Noël puisse prendre conscience de son irréalité !


    L’éveil, c’est le cerveau qui cesse de produire le rêve de l’individualité. Personne ne s’éveille. A un moment, le cerveau cesse d’entretenir la légende de l’individu, et tout simplement ce rêve s’arrête. Le moi, le sentiment d’être quelqu’un, est dissout. Pour un temps, ou définitivement. Que se passe-t-il alors ? L’individu continue d’exister. Tout comme le père Noël, bien que nous ayons découvert vers l’âge de 6 ans qu’il n’est pas réel, continue d’exister dans notre imaginaire.
    Il y a toujours des pensées, des émotions, des sensations. La différence, c’est qu’il n’y a plus le sentiment que ces manifestations nous appartiennent, viennent de nous, sont nous. Tout cela arrive, simplement. La grande différence, c’est qu’il n’y a plus le sentiment d’être « autre » que tout ce qui est. Il n’y a plus de séparation.

    Rien n’arrive à personne. Les choses sont vécues, sans appropriation personnelle, et sans non plus en rendre responsable autrui, ou la vie. Il n'y a qu'accueil de ce qui est là, dans sa totalité, sans jugement, que cela soit agréable ou non pour la perception.

    L’individu ne vit pas dans l’illusion. Le moi n’est pas le personnage d’un rêve. Le moi n’est pas quelqu’un. Le moi est un sentiment, ou plus justement, une façon de percevoir, un mode de perception.


    Il n’y a ni rêve ni éveil, juste un positionnement de conscience qui change.

     

     

    Les limites du moi »